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Festival du Film Pastoralismes et Grands Espaces
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Historique des Rencontres

Actes des Rencontres 2012 (version téléchargeable)
Faire entrer les gestions pastorales en gouvernance Ou la recherche de nouvelles solidarités pour mieux concilier sédentarités, nomadismes et saisonnalités
Depuis 20 ans, le festival pastoralisme et grands espaces est un moment fort pour « dire que le pastoralisme existe ici et ailleurs… ». En donnant la parole (et l’image) aux acteurs pastoraux, il offre au grand public autant qu’aux « experts » à partager les vies saisonnières et les cultures nomades des éleveurs et bergers du Monde.

À l’occasion de la 10ème édition des Rencontres Internationales, l’accent sera mis sur la participation des acteurs pastoraux aux espaces de concertation et de gouvernance. De par leurs capacités à valoriser les ressources naturelles renouvelables, ceux-ci contribuent fortement aux économies locales et participent à la construction de l’identité des territoires. Pourtant, face aux profondes mutations climatiques, sociales et technologiques, ils se trouvent de plus en plus éloignés des centres de décision. Les territoires sur lesquels ils vivent, en tentant d’organiser le partage des ressources et la cohabitation des usages, génèrent des formes de précarités, voire d’exclusion. Les acteurs du pastoralisme doivent donc inventer de nouveaux systèmes de démocraties locales.

-  Les instances territoriales sont-elles vraiment une force dans la mise en valeur des ressources pastorales ? Comment impactent-elles les sociétés pastorales ?

-  Qu’est-ce qu’apportent, ou peuvent apporter, les acteurs pastoraux aux différents territoires ?

-  Comment favoriser leur intégration aux espaces de travail et de décision ? Comment mobiliser leurs compétences et leurs capacités d’intervention ?

-  Peut-on imaginer la représentation des acteurs pastoraux nomades dans des instances de politiques locales sédentaires ?

-  Les politiques et les projets des territoires peuvent-ils concilier les différents usages des espaces pastoraux et dépasser, notamment, la concurrence entre les éleveurs nomades et les agriculteurs sédentaires ?

Actes des Rencontres 2010 (version téléchargeable),« Pastoralismes et aléas climatiques », prolongeons le débat…

Depuis les « Rencontres Internationales du Pastoralisme » 2008, sur le thème « pastoralismes et aléas climatiques », où les délégations présentes des montagnes françaises et européennes, d’Afrique magrébine et sub-saharienne, et d’Asie centrale ont partagé leurs craintes et leur réalité ; d’autres cas de sécheresse persistent : en Afrique de l‘Est chez les massai, dans le Sahel au Niger ; d’autres froids extrêmes sont observés : en Mongolie ; des modifications climatiques mettent en péril les élevages de Rennes : en Laponie (Norvège, Finlande).
Au delà du constat que nous avons partagé en 2008 et que nous partagerons à nouveau lors des Rencontres 2010 :
-Ne faudrait il pas un observatoire permanent des changements climatiques et de leurs effets sur les systèmes pastoraux de part le monde avec l’aide des grandes organisations internationales du développement de l’élevage et de l’agriculture.
-Ne faudrait il pas chercher des parades et des solutions au sein même des savoirs-faire des éleveurs en réhabilitant la mobilité du bétail si décrié dans de nombreux pays, alors qu’elle est souvent le fondement même de l’adaptation des éleveurs pasteurs à des conditions climatiques capricieuses et extrêmes.
-Ne faudrait il pas, en quelques mots, reprendre notre « plaidoyer pour un code pastoral » en suggérant, pays par pays, d’intégrer un souci tout particulier des autorités des états et des régions pour ces systèmes pastoraux, si anciens mais si fragiles et si précieux, en particulier en termes environnementaux et culturels, et néanmoins si porteurs de modernité.


Actes des Rencontres 2008 (version téléchargeable), « Pastoralismes et Aléas Climatiques »

Introduction au débat Des yourtes d’éleveurs mongols chassés par le froid en périphérie d’Oulan Bator, aux tentes berbères de la banlieue d’Oujda abritant des familles d’éleveurs chassées par la sécheresse, en passant par des Peuls Woodabé sans troupeau aux abords des grandes villes du Niger, ou des Peuls du Ferlo commerçant à St Louis ou Dakar par défaut de survie au village ; tous sont des "réfugiés climatiques" chassés par la difficulté à nourrir leurs troupeaux et victimes d’un engrenage qui abouti à l’exode : mobilité nouvelle du bétail à marche forcée, destockage à vil prix d’une partie du troupeau pour nourrir les bêtes restantes… la sécheresse qui persiste… l’herbe qui ne vient pas… ; C’est alors la perte de l’outil de travail, de l’objet des préoccupations quotidiennes, de la culture familiale et sociale : et, pour finir, l’exode sans troupeau : la peine et le déshonneur au sein du clan, de la tribu, du village…

D’où viennent ces excès climatiques à répétition dans le monde pastoral ? D’est en ouest, du nord au sud, de l’Asie centrale au Sahel, de la Méditerranée au Sahara, on a l’habitude des caprices de la météo, et "on est bien obligé de s’adapter" ; mais parfois les conditions sont si dures …

Voilà les raisons profondes du choix du thème de ces 8èmes Rencontres Internationales du Pastoralismes intitulées "Pastoralismes et aléas climatiques", que nous avons décidé de placer, à nouveau∗, dans le cadre d’un "Plaidoyer pour un code pastoral" parce que les États devraient intervenir avant qu’il ne soit trop tard ; et quand aucun texte ne régit "ces choses-là", une partie des éleveurs sont contraints à l’exode.

Quelle est la part des accidents climatiques connus des éleveurs depuis tout temps, et la part de ces nouveaux changements dont on nous parle ? À l’évidence les systèmes extensifs sont plus vulnérables parce que soumis entièrement aux conditions naturelles.

Ces 8èmes Rencontres Internationales sont là pour en débattre… Et si demain les conditions sont encore plus compliquées : réfléchissons et relevons le défi, portons notre plaidoyer à l’échelon international, nous avons tous cette responsabilité de maintenir vivant culture et savoir-faire liés aux activités d’élevage et de pastoralisme ; depuis des milliers d’années les éleveurs pasteurs s’adaptent, que ces rencontres nous permettent de le faire ensemble au sein des pastoralismes du monde.

Actes des Rencontres du 13 octobre 2006 à Prapoutel les 7 Laux, « Plaidoyer pour un code pastoral, regards croisés sur le foncier »

En France comme à l’étranger (en Afrique notamment), les éleveurs-pasteurs sont tellement minoritaires dans chacun de leurs pays que leur poids politique reste toujours extrêment discret. Grâce aux Rencontres, ils peuvent peser, à travers les grandes organisations internationales, pour que le gouvernements des différents pays prennent en compte leur existence dans les politiques d’aménagement. Il existe un code forestier, un code rural, un code de l’environnement, etc. ; un code pastoral doit réunir sans contradiction toutes les mesures qui peuvent être prises à un niveau gouvernemental pour encourager les éleveurs-pasteurs à faire leur métier. Si ceux-ci représentent moins de 1% de la population mondialen ils parcourent quasiment 50% des terres émergées du globe. C’est donc un facteur incontournable en termes de gestion durable des ressources et de l’environnement. En 2004, nous avions évoqué ce premier volet "Plaidoyer pour un code pastoral", d’une façon extrêment généraliste. Nous avons voulu en 2006, focaliser davantage sur les aspects fonciers parce que l’accès aux ressources, l’accès au foncier, c’est fondamental, c’est l’existence même des populations, et c’est d’autant plus complexe qu’on se déplace, qu’on transhume. Le problème posé est très simple, mais sur le terrain c’est très compliqué, les luttes d’unfluence et de pouvoir pèsent lourd, ralentissant considérablement les avancées en termes d’élaboration et d’application des législations...

Vous pouvez télécharger ici les actes des Rencontres 2006

Actes des Rencontres du 15 octobre 2004 à Prapoutel 7 Laux, « Plaidoyer pour un code pastoral »

Des Rencontres 2004 aux Rencontres 2006

Les VIèmes rencontres de 2004 ont traité du thème « Plaidoyer pour un code pastoral » et ont regroupé des participants du Nord et du Sud, originaires de l’Europe, du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne, de la Mongolie ainsi que les grandes organisations nationales et internationales (Association Française de Pastoralisme, Institut de l’Élevage Français, Bureau International du Travail, Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières).Dans la continuité de ces rendez-vous sur la base de même thème et partenariats nationaux et internationaux, j’émets le vœu que des éleveurs et des techniciens de nouveaux et nombreux pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud soient présents en octobre 2006 aux 7 Laux, pour enrichir notre « Plaidoyer pour un code pastoral », décliné cette fois en mettant l’accent sur l’accès à la ressource : en herbe, en eau, en foncier ! Il reste tant à dire, à échanger et à réfléchir sur la gestion et le statut du sol, sur ce qu’on appelle communément le « foncier », un mot qui fait trembler tant les décideurs que les éleveurs. Et puis il nous reste à mobiliser encore plus d’organisations nationales et internationales sur notre plaidoyer, tout en rendant hommage à ceux de la première heure. En fait, il nous reste à faire l’essentiel : sensibiliser « le reste du monde » aux différentes réalités de la vie quotidienne des éleveurs pasteurs et bergers et de leurs familles dispersés sur tous les continents, mais rassemblés par leurs convictions, leurs valeurs et leurs déterminations.

Actes des Rencontres du 28 septembre 2002 à Prapoutel 7 Laux, « Sociétés pastorales et sociétés urbaines : pour quel avenir commun ? »

"Les skieurs qui dévalent les pentes de l’Alpe d’Huez savent-ils qu’ils sont sur "l’alpage d’Huez" ? Les pilotes des bolides du "Paris-Dakar" savent-ils qu’ils traversent des zones essentiellement pastorales, précieuses et fragiles, à très faible productivité ? Les sociétés pastorales sont héritières d’une histoire technique et culturelle, et n’ont cessé de poursuivre leurs modernisations, adaptations, tout en gardant une certaine authenticité. Quelle identité, quelle reconnaissance, quelle intégration peuvent-elles attendre des sociétés urbaines avec lesquelles elles évoluent et travaillent ? Quelles images donnent-elles d’elles-mêmes et comment le message est-il reçu ? Qu’en est-il de l’accès à la santé humaine, à l’éducation, aux technologies modernes, à la santé animale, à l’appui technique pour les femmes, ces enfants et ces hommes en mouvement , quels apports, échanges, réciprocités philosophiques et culturelles entre sociétés urbaines et pastorales pourront enrichir nos sociétés de demain ? Enfin, quel sera l’avenir des sociétés pastorales dans leurs relations intersociales, avec les milieux naturels, et à quel prix ? C’est pour donner quelques elements de réponse à toutes ces questions que les participants des cinquièmes rencontres internationales du cinéma pastoraliste se sont assis autour d’une table."

Actes des Rencontres du 6 juin 2000 Chambéry, « Pastoralisme au Nord et au Sud, débats et prospective »,

"Dans vingt, trente ou cinquante ans, dans un siècle, qu’en sera-t-il du pastoralisme ? Alors que ce système d’élevage nous vient de la nuit des temps, alors que les civilisations humaines, héritières des grandes religions monothéistes y ont puisé des images fortes (le bon pasteur, le troupeau égaré...), le pastoralisme n’a jamais été aussi menacé par les effets d’une modernisation qui n’a souvent s uque réglementer, sécuriser, urbaniser ; toutes choses contraires aux logiques des éleveurs nomades, alpagistes, pasteurs, transhumants d’ici et d’ailleurs. Au Nord et au Sud, les choses sont différentes, les problèmes surtout ; d’un côté de l abiodiversité, de l’autre la survie. Mais le pastoralisme ignore par certains aspects les frontières géographiques et culturelles ; c’est à la fois un terrain d’entente, des objectifs similaires, et une vocation ancestrale de communication entre les peuples. C’est peut-être aujourd’hui une opportunité d’échanger des réflexions sur le développement durable mondial."

Actes des Rencontres du 17 octobre 1997 à Prapoutel 7 Laux, « Pastoralismes et Espaces Naturels Protégés »,

"De par le monde et ses cinq continents, d’immenses espaces ont pour seule vocation le pâturage extensif des animaux domestiques : c’est LE PASTORALISME. Sur ces espaces, vides d’hommes, à l’exception des pasteurs, des milieux d’exception ont été préservés des nuisance et des pollutions du monde moderne ; ce sont LES ESPACES NATURELS PROTEGES (parcs, réserves, etc). Des espaces naturels, à la fois artificiels et culturels... Des Espaces que l’on veur protéger... mais protéger de qui ? de quoi ? et pourquoi ? Quelle est la place de l’homme et de ses activités dans ces milieux ? Quelle est la place de la faune sauvage dans les espaces protégés ? Et celle des prédateurs ? Derrière ces intérrogations, émerge celle qui concerne le mutli-usage d’un espace. Entre pasteurs, alpagistes ou transhumants, et gestionnaires des expaces naturels protégés, des incompréhensions, des ressentiments, parfois des conflits se font jour. Dans cette situation nouvelle, il va falloir dépassionner les débats pour trouver un terrain d’entente onsensuel et établir de nouvelles relations pacifiées entre pasteurs et protecteurs."